Sans bruit, deux petits organes filtrent votre sang près de 300 fois par jour et éliminent les déchets de votre corps : vos reins. Selon la Fondation du Rein, environ 6 millions de personnes en France vivent avec une maladie rénale chronique, soit 1 adulte sur 10, souvent sans symptôme évident. Le plus troublant, c'est que certains gestes très banals de la vie quotidienne abîment ces filtres naturels pendant des années sans que vous ne vous en rendiez compte.

Les études rassemblées par la Fondation du Rein et Futura Sciences estiment qu'environ 850 millions de personnes dans le monde souffrent de maladie rénale chronique. En cause, sept mauvaises habitudes bien connues des néphrologues : alimentation trop salée, manque d'eau, malbouffe et produits ultra-transformés, régimes hyperprotéinés, automédication par antalgiques, tabac et alcool, mauvais sommeil et stress chronique. L'enjeu n'est pas de tout bouleverser, mais de repérer celles qui vous concernent pour commencer à les corriger.

Pourquoi ces 7 habitudes abîment vos reins sans bruit

Le sel est l'ennemi numéro un. L'Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas dépasser 5 g de sel par jour, alors que des données citées par Circulaire-en-ligne indiquent que les hommes français en consomment en moyenne 8,7 g et les femmes 6,7 g. Cette surcharge en sodium fait grimper la tension artérielle, abîme les petits vaisseaux des reins et réduit leur capacité de filtration, surtout quand le sel vient des plats préparés, charcuteries et fromages.

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Une alimentation riche en produits ultra-transformés, sodas et fast-food favorise surpoids, diabète de type 2 et hypertension, trois grands ennemis de la fonction rénale, rappelle Ameli. Les reins doivent alors filtrer plus de sucre, plus de graisses, dans un sang plus visqueux. Quand, en plus, vous buvez moins de 1,5 à 2 litres d'eau par jour, ce que plusieurs sites de santé fixent comme repère, les déchets se concentrent, les calculs rénaux et les infections urinaires deviennent plus fréquents.

Médicaments, protéines, tabac : le cocktail qui épuise vos reins

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène ou le naproxène, et le paracétamol en excès, réduisent le flux sanguin dans les reins, rappelle Futura Sciences. Pris souvent sans avis médical, ils finissent par léser le tissu rénal. Les régimes hyperprotéinés à répétition ajoutent une couche : les protéines en trop génèrent des déchets azotés que les reins doivent filtrer, ce qui les surcharge à long terme, surtout chez les personnes déjà à risque.

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