L'été 2026 est marqué par des incendies de forêt d'une ampleur exceptionnelle en France. La Gironde, le Var ou encore la forêt de Fontainebleau ont été touchés par d'importants feux, favorisés par des épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse. Si les flammes détruisent des milliers d'hectares, leurs fumées peuvent également parcourir de longues distances et dégrader la qualité de l'air bien au-delà des zones sinistrées.

Sur Instagram, la Dre Sarah Rebert (@doctorgoodtips), médecin généraliste et chroniqueuse santé sur la chaîne Novo 19, rappelle que c'est avant tout la qualité de l'air qui détermine le niveau de risque, et non la distance par rapport au foyer.

Fumées d’incendie : ce ne sont pas les kilomètres qui comptent, mais la qualité de l'air

Dans sa vidéo, la Dre Sarah Rebert explique que les fumées peuvent être transportées sur de longues distances par le vent. Elles contiennent un mélange de gaz et de particules, mais pour les personnes vivant à distance d'un incendie, le principal danger provient des particules fines PM2,5. Invisibles à l'œil nu, elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent provoquer une réaction inflammatoire.

En revanche, le monoxyde de carbone (CO) concerne surtout les personnes directement exposées aux flammes, comme les pompiers, les équipes mobilisées sur le terrain, les victimes ou les personnes se trouvant dans un espace clos. Pour savoir si l'air est dégradé, la médecin recommande de consulter les indices de qualité de l'air du réseau Atmo et de suivre les consignes des autorités.

Le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l'association Santé respiratoire France, précédemment interrogé par Femme Actuelle, rappelait que "les conséquences des incendies sur la santé dépendent de la distance par rapport au feu, de la quantité de particules présentes dans l'air, mais aussi du vent".

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