VFC, hygiène de vie et limites des techniques à la mode
Selon la Deutsche Herzstiftung, renforcer le nerf vague passe aussi par des leviers de fond : activité d’endurance régulière, sommeil suffisant, alimentation équilibrée favorisant un poids stable, consommation modérée d’alcool et arrêt du tabac. Chez les personnes cardiaques, des programmes de réadaptation et une psychothérapie peuvent réduire le risque de nouvel infarctus en améliorant la gestion du stress. La VFC, parfois affichée par montres connectées, donne un indice de cette capacité de récupération, sans constituer pour autant un “score santé” absolu.
Les stimulations mécaniques très en vogue, comme le massage appuyé du cou, le bourdonnement type “abeille” ou le gargarisme, n’ont pour l’instant pas montré de façon solide qu’elles réduisaient le stress ou les événements cardiaques. Kröger nuance tout de même : dire "que l’on ne peut pas simplement essayer des exercices par soi-même serait faux. Chaque personne réagit différemment. Tester ce qui contribue à son propre bien-être a donc tout à fait du sens, indépendamment du nerf vague". En cas de douleurs thoraciques, palpitations inhabituelles, malaise, antécédent d’infarctus ou de trouble du rythme, il reste indispensable de discuter de toute nouvelle pratique avec un médecin, surtout si l’on se sent déjà au bord du débordement émotionnel.