Bonne nouvelle : si les rencontres se limitent aux fêtes de famille ou aux grandes occasions, la recommandation de la psy est simple — armez-vous de patience. Accueillez les critiques avec sérénité, gardez l’objectif en tête. Ce ne sont que quelques jours par an.
Si vous la voyez régulièrement
Là, il faut sortir les grands moyens. La thérapeute préconise une stratégie de distance intérieure, basée sur quatre piliers concrets.
Observer sans réagir. Elle est probablement difficile avec tout le monde, pas seulement avec vous. La voir comme un « sujet d’étude » plutôt qu’une adversaire personnelle aide à dédramatiser.
Ne pas entrer dans son jeu. Elle glisse une remarque désagréable sur votre gâteau ? Répondez tranquillement : « J’ai utilisé de la cassonade, ça lui donne un goût différent. » À force de réponses calmes et décalées, elle finit par se lasser.
Poser des limites claires. Pas besoin d’élever la voix. Un simple « Je ne suis pas d’accord, cette remarque va trop loin » suffit dans la majorité des cas. Ferme, calme, efficace.
Soigner la communication avec votre partenaire. C’est le point le plus délicat. Exprimez vos ressentis en « je » plutôt qu’en accusations : « Je me sens mal à l’aise quand… » plutôt que « Ta mère m’a encore… ». Votre allié·e doit connaître vos limites pour pouvoir vous soutenir au bon moment.
Et si ça ne suffit pas ?
Quand la situation devient trop lourde à porter, Géraldyne Prévot Gigant recommande de consulter un professionnel. Un suivi psychologique — individuel ou en couple — peut offrir les outils nécessaires pour sortir de cette dynamique épuisante, sans sacrifier ni votre sérénité ni votre relation.
Parce qu’une famille heureuse commence toujours par deux personnes qui se protègent mutuellement.